Gîte Le Verger de Mathurin

Le Molay-Littry, en Normandie près de Bayeux et des plages du Débarquement

 

 

 

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Françoise et Francis DOREY
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Le Calvados insolite

La Dame Blanche de la forêt de Cerisy

Cette aventure peut vous arriver, à vous-même.dame blanche
Vous circulez prudemment au volant de votre automobile dans la forêt de Cerisy. La nuit est tombée. Il pleut et de grandes vagues d’eau, se détachant des arbres sombres lorsque les branches alourdies se libèrent sous une rafale de vent, viennent périodiquement gifler avec un grand bruit le pare-brise. Vous ne voyez pas à plus de vingt mètres et vous pestez, pas très rassuré par ces conditions difficiles de circulation. Vous approchez d’un carrefour quasiment invisible dans l’obscurité de la forêt enfouie dans les ténèbres de la nuit. Soudainement vous découvrez dans les flaques de lumière des phares une forme blanche qui se précise à votre approche : c’est une très jeune fille tout de blanc vêtue, et qui vous fait signe. Vous stoppez à sa hauteur car vous avez pitié de sa solitude ; que fait cette jeunette, perdue au milieu de la forêt en pleine nuit et sous la pluie qui tambourine bruyamment sur le toit de l'auto ? Elle vous demande d’une voix faible si vous pouvez l’emmener un peu plus loin chez sa mère, dans un hameau de la forêt. Bien sûr, vous acceptez et la laissez monter. Vous repartez en lui posant une ou deux questions mais elle reste taciturne, le regard braqué sur le paysage enfermé dans la futaie noire et les rideaux mouvants de l’averse. Elle manifeste à votre surprise et votre inquiétude des signes croissants d’angoisse à l’approche du carrefour. Celui-ci franchi, vous vous tournez vers elle mais vous ne la voyez plus à votre côté. Elle a disparu. Vous ne comprenez pas comment elle a pu ainsi se dissoudre dans la nuit.
Qui est donc cette apparition, n’hésitons donc pas sur le mot, ce fantôme ?
On dit que, en 1960, une jeune fille d’une vingtaine d’années était dans une automobile qui la ramenait dans la nuit chez sa mère. L’auto fut percutée à ce dangereux croisement de l’Embranchement, tout près du village de Balleroy, par une autre automobile dont le conducteur avait abordé sans précaution le carrefour, au milieu de la forêt. La jeune fille y perdit la vie.
Le carrefour de l’Embranchement à la sinistre réputation a été l’objet de toutes les attentions des pouvoirs publics qui l'ont modifié et refait plusieurs fois ; et pourtant le blanc fantôme continue à le hanter. Les gens de Balleroy conservent la mémoire des occasions où des parents à eux, bien identifiés, ont pris en stop la malheureuse jeune fille.

Sources

Extraits de FACTEUR X, n°20 1996. Editions ALP/ Marshall Cavendish, © ALP/ Marshall Cavendish. Didier Audinot "Les Lieux de l’Au-delà" Collection les Témoins de l’Au-delà. Éditions JMG. Avril 2005. Véronique Campion-Vincent & Jean-Bruno Renard, « Légendes urbaines » Rumeurs d’aujourd’hui. Éditions Payot, 1993.


Le Roman de Renart et la région du Molay Littry

Précisons que la rivière La Siette coule au fond du jardin du Verger de Mathurin. Si vous voyez un "maître Renart" traverser la campagne proche, adoptez un air tout à fait naturel et contentez-vous de lui lancer d'un air dégagé : " Bonjour, messire ! Comment se porte votre épouse, dame Hermeline ?"

 

Le Roman de Renart fut composé de 1174 à 1250 par plusieurs auteurs, dont notamment Richard de Lison [cette commune, Lison, se trouve à quelques kilomètres à l'ouest du Molay Littry], un clerc qui raconte de manière romancée des faits d'intérêt local ayant pour décor les alentours de la forêt de Cerisy  :

« Renart se dirige vers le bois du Vernay mais lorsqu'il rencontre l'abbé Huon et sa meute, il retourne sur ses pas après avoir franchi deux fois la Siette et le Drôme (rivières de la forêt de Cerisy). Il rencontre Tibert le chat étendu sur un rocher dans le bois du Molay, tous deux décident de prendre la direction du Vernay pour aller chercher fortune dans l'enclos de Guillaume Bacon, « loing del castel desos la ville ».

Or voici que survient ledit Guillaume Bacon*, seigneur du lieu, Renart prend un chemin de traverse, Tibert grimpe sur un chêne. Bientôt se joint aux chasseurs, le prêtre du Breuil-en-Bessin qui fait route vers Saint-Martin-de-Blagny. Tibert réussit à s'enfuir « tot le chemin de Blagnié ». À hauteur de Tournières, entre la Chênée et la lande de Bernesq, il rencontre Renart qui n'en croit pas ses yeux. Il lui annonce son intention de l'emmener avec lui à Saint-Martin à « Blaengnié » où ils diront l’office... ».

Source : Wikipedia

* "La famille Bacon, d'ancienne noblesse, possédait la terre du Molay à trois lieues de Bayeux et une de Cerisy.
Le chanoine Guérin dit que : « mis en possession de notre Neustrie, Rollon partagea les forêts abandonnées entre ses compagnons d'armes » et que « Bacon eut les bois et les marécages sis entre l'Esque et la Tortonne ». Ce fief correspondait aux communes du Molay, de Littry, de Saint-Martin-de-Blagny, etc.
Sans doute d'origine scandinave si l'on se réfère à son prénom, Anquetil Bacon dut être un volontaire et compagnon de fortune de Rollon assoiffé d'aventure et de possible richesse. On ne sait que peu de choses de l'ancêtre de la famille."
(Wikipédia)

Autres traditions populaires

De nombreuses autres traditions populaires véhiculent des croyances légendaires ou extraordinaires. Vous trouverez sur ce lien l'accès à une bibliothèque remarquable :

http://la.piterne.free.fr/

ainsi que sur ce site

http://caensortir.com/?page_id=343

Vous avez bien sûr la possibilité de lire au coin du feu l'un des ouvrages consacrés aux contes et légendes de la région.

" Zones marécageuses, landes brumeuses, hameaux isolés, côtes balayées par les marées, grottes difficilement accessibles sont autant de lieux propices aux apparitions surnaturelles. De plus, les cultures se mêlent entre les légendes celtes, la mythologie nordique, les miracles chrétiens et les duels aristocratiques, dans une tradition orale qui les transforme au gré des conteurs. Dragon païen, goublins facétieux, dames blanches maléfiques, nobles avides de pouvoir ou de terres, les légendes sont alors nombreuses dans les villages du département, chaque paroisse ayant probablement la sienne. Jean Fleury, à la fin du 19e siècle, constatait déjà avec regret que nombre de ces histoires étaient perdues. Il en transcrivit quelques unes, précieux outil qui a permis à Sainte Colombe ou aux oies de Piroude de traverser le 20e siècle sans dépérir. "

Source WikiManche, les légendes de la Manche

Jean Fleury Littérature orale de la Basse-Normandie, Paris, Maisonneuve, 1884.

Toponymie : Calvados

Contrairement à une légende tenace, le nom de Calvados n'a aucune origine espagnole. Il n'évoque donc pas le souvenir comme on le pensait depuis le XVIIIe siècle, d'un navire espagnol de l'Invincible Armada, le "Salvador", qui aurait fait naufrage près d'Arromanches, et aurait pris son nom déformé en Calvador puis Calvados.
René Lepelley, professeur à l'université de Caen, l'a démontré en 1990 après avoir vérifié qu'aucun navire de ce nom n'avait fait naufrage dans les parages.
Il a découvert sur une carte de 1675, le mot Calvados écrit par deux fois dans les terres, sur les hautes falaises du Bessin.
A 17 kilomètres de distance, se trouvent en effet deux élévations jadis appelées dos [du latin dorsa, dos d'âne] couvertes seulement d'une mince couche de terre sur laquelle ne poussent que des arbustes, qui apparaissent de loin comme chauves [ou calva, d'origine latine].
Pour éviter la barre rocheuse à fleur d'eau, les marins se repéraient sur ces calvados [prononcés alors calvadô, sans faire siffler le s final].

Source : anonyme sur Internet dans Yahoo! Questions Réponses.


Remettez-moi donc un p'tit coup de calva !

Au début du XVIe siècle, la culture des pommiers à cidre est encouragée par l'arrivée de nouvelles variétés en provenance du Pays Basque. Un gentilhomme du Cotentin, Officier des Eaux et Forêts, nommé Gilles de Gouberville, s'intéresse tout particulièrement à la culture de ses vergers qui ne comptent pas moins de 40 variétés de pommiers et le 28 mars 1553, il relate pour la première fois dans son journal la distillation du cidre en vue d'obtenir une eau-de-vie de bouche. Le premier écrit officiel d'une eau-de-vie de cidre vient de naître.
C'est dans cette même période, en 1606, que les distillateurs d'eau-de-vie de cidre de Normandie s'établissent en corporation.

Source : Les calvados AOC

Histoire

Les premières invasions

Le Bessin* a subi à l'image de la capitale des Viducasses, Aregenua (Vieux-la-Romaine) ou Augustodurum (Bayeux) des incursions, voire invasions, de tribus saxonnes à la fin de l'ère romaine. Le Molay, alors simple fortin, eut lui aussi à faire face à ces tribus germaniques selon la légende de l'if du Molay : « Dans le cimetière de l'église du Molay, près de Bayeux est un if commun Taxus baccata remarquable pour son âge, ses dimensions et la disposition de ses branches (...). Ainsi quant à ses origines, suivant les uns le premier if, dont celui-ci ne serait qu'un rejet, aurait été planté sur la tombe d'un chef saxon, tué en défendant le gué du ruisseau du Molay**moulin de Marcy contre un certain Waroc (ou plutôt Waroch II), fils de Mailers, comte de Bretagne, en l'an 578. Grégoire de Tours désigne d'ailleurs cette peuplade par le terme de "Saxones Baioccassini". Plus tard Charles le Chauve dans un des capitulaires confie même la défense de ce territoire à ce groupe "Of lingua saxonis" (de langue saxonne) plus ou moins francisé.

Edmond de Laheudrie confirme : « Selon Grégoire de Tours, d'importantes colonies dites saxonnes existaient dans la région. Chilpéric fit en 578 appel aux Saxons de Bayeux qui furent taillés en pièces par Waroch, comte de Vannes, qui tombant la nuit sur eux en tua la plus grande partie ».

*Bessin : région de Bayeux.
**Le gué du ruisseau de Molay se situait à trois kilomètres du bourg, précisément à l'actuel musée de la meunerie, le Moulin-musée de Marcy (ouest-sud-ouest du Molay). Le ruisseau est la Siette.

Le château du Molay

Le château du Molay, tout d'abord motte coiffée de retranchements de charpente de bois est construit au XIe siècle par les seigneurs du Molay. « Au haut du petit coteau qui domine la rive gauche du ruisseau du Molay » (il s'agit de la Siette) « et sur le bord même de la route départementale de la mine Littry à Isigny, se trouvent les vestigesancien chateau des Bacon du château du seigneur du Molay cité par Wace***». La place se composait de deux enceintes, la plus voisine de la vallée renfermait le donjon, ces murs était d'une épaisseur de 8 à 10 pieds (env. 3 mètres) selon Arcisse de Caumont. Le château fut plusieurs fois rasé et reconstruit pendant les guerres de Cent ans et de Religion. Abandonné il finira comme carrière de pierre pour les habitants de la ville (d'importants vestiges étaient encore visible du temps d'Arcisse de Caumont et même en 1945). Des habitations privées ont été depuis lors construites sur le site, mais le sous-sol de l'endroit recèlent encore bien des surprises. En effet dans les années 20, les ouvriers communaux du Molay voulant agrandir le cimetière jouxtant les restes du château, se heurtèrent à une veine de cailloux (galet roulés) considérable apportés jadis pour le surélévation et l'encaissement du plateau. Il ne faut pas confondre le château fort des barons avec l'actuel château du Molay qui est en fait une bâtisse du XVIIIe siècle spécialisée dans l'accueil de groupes scolaires généralement anglo-saxons.

***Wace - prononcer Vasse - passe sa jeunesse à Caen où il est éduqué pour devenir clerc. Plus tard, il continue ses études en Île-de-France (Chartres ou Paris). Il revient ensuite à Caen et se consacre à la littérature. Dans son Roman de Rou, il se dit être 'clerc lisant'. Au début de sa carrière littéraire, Wace écrit des poèmes lyriques, mais aucun n'a survécu. De ses jeunes années (1130-1150) ne subsistent que trois œuvres hagiographiques. En 1155, Wace achève l'écriture de son Roman de Brut, une chronique en vieux français sur les rois de Bretagne.

La grotte du Bel Air

Aussi nommé Glacière, c'est un site géologique situé au Bel-Air non loin de l'église de Littry dans lequel on peut observer les contreforts du Massif armoricain en granite. La caverne est constituée d'un tunnel d'une dizaine de mètres débouchant sur un espace circulaire dont on ne sait que peu de choses, si ce n'est qu'il a dû servir de réfrigérateur naturel pour entreposer des denrées périssables. Au milieu de cet espace se trouve une cavité actuellement comblée de bloc de pierres, qui selon la légende locale serait en fait un tunnel conduisant à l'abbaye de Cerisy distante de quelques kilomètres à vol d'oiseau.

Ce lieu est le site d'hibernation de plusieurs espèces de chiroptères (chauves-souris) dont le grand rhinolophe et le grand murin. Il est déclaré d'intérêt départemental par la Société française pour l'étude et la protection des mammifères. Le site compte d'autres espèces comme Petit rhinolophe, le Murin de Bechstein ou la Barbastelle. On peut observer à côté de la grotte un affluent de la Siette qui forme une chute d'eau de quelques mètres de haut.

Source : Wikipédia

Le Roman de Renart
L'aventure de l'andouille illustrée ci-dessus

Premiers vers du texte originel (13e siècle):

"Andui s'en vont par une sente
N'i a celui qui son cuer sente,
Que fain avoient fort et dure.
Mes par merveilleuse aventure,
Une grant andoille ont trovee
Lez le chemin en une aree.."


... En français moderne :

"Tous deux s'en vont par un chemin.
Ils ne se sentent aucun courage,
car ils ont rudement faim.
Mais par un merveilleux hasard,
ils trouvent une grande andouille
le long du chemin, dans un sillon.
Renart la saisit en premier.
Tibert lui dit : « Dieu nous aide !
Cher compère Renart, j'ai droit à une part.
— Comment donc, lui dit Renart ?
Qui veut vous priver d'un morceau ?
Ne vous ai-je point assuré ma loyauté ? »
Tibert est très peu rassuré
sur ce que seigneur Renart lui affirme :
« Compagnon, dit-il, mangeons-la donc.
— Holà, dit Renart, nous ne le ferons pas.
Si nous restons ici,
nous ne la mangerons jamais en paix.
Il nous faut l'emporter plus loin. »
Alors Tibert dit : « Je suis d'accord »,
quand il voit qu'il ne peut en être autrement.
Renart est maître de l'andouille,
il la serre par le milieu entre ses dents
de telle sorte que chaque bout pend."

...Mais Tibert le Chat a plus d'un tour dans son sac. Regardez bien le calvaire ! et lisez...

la suite ici.